l'éducation scolaire et la surdité, les enfants sourds, la prise en compte de la déficience auditive l'arplies, association pour l'intégration des enfants sourds sur Nantes et Saint-Nazaire présente ses activité et ses objectifs en matière d'intégration des enfants atteints de surdité dans leur école et leur classe de quartier
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Vos droits concernant le handicap de surdité et les modalités d'admission des enfants sourds à l'arplies
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l'association arplies et le ssefis soutiennent les parents d'enfants sourds à Nantes, Saint-Nazaire et sur l'ensemble des pays-de-loire dans leur travail d'éduction au quotidien avec des enfants atteints de surdité.
  • soutien à l'éducation familiale
  • activités collectives
L'intégration scolaire normale d'un enfant sourd est la priorité de l'arplies sur la Loire-atlantique.
  • Intégrer l'enfant sourd dans une classe ordinaire
  • Intervention d'une codeuse LPC en classe
  • Soutien à l'intégration scolaire
les professionnels du ssefis décrivent leur travail avec les enfants déficients auditifs ou sourds profonds. psychologues, orthophonistes, et un professeur spécialisés interviennent pour favoriser l'intégration et le développement des jeunes personnes sourdes.
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des enfants sourds, des professeurs et des parents témoignent sur le handicap et l'apport de l'arplies.
Nous souhaitons que chaque enfant sourd puisse surmonter le handicap de sa surdité par son intégration en classe ordinaire. Nous travaillons avec le ssefis sur Nantes et sa région.
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Témoignage d'Anne-Marie, mère de Vincent

Vincent est un élève sourd qui a bénéficié du soutien de l'ARPLIES; il poursuit actuellement ses études d'ingénieur. Anne-Marie, mère de Vincent explique l'importance du dialogue avec le SSEFIS de l'ARPLIES et décrit les apports du LPC.
A lire également : questions posées à Vincent par l'ARPLIES

Premiers contact avec l'ARPLIES

Nous avons connu l’ARPLIES en arrivant à Nantes lorsque notre fils Vincent entrait en seconde. Nous venions de Rennes, où les parents d’enfants sourds n’étaient pas vraiment les partenaires de l’équipe d’accompagnement.

Même si nous n’étions pas d’accord avec les solutions trouvées, il fallait plier. Nous avions connu à Caen une vie associative intense, avec des parents très engagés dans le suivi scolaire et de nombreuses activités sportives, culturelles ou festives. Aussi l’ARPLIES nous a t-il semblé un cadre dynamique pour envisager l’avenir.

J’ai même été étonnée de voir des parents disposer d’une telle opportunité !

Nous avons été très satisfaits des contacts avec l’équipe professionnelle de Nantes. Toutes les décisions étaient prises en accord avec nous et nous avions besoin de ce dialogue pour comprendre la situation de notre adolescent. Pour continuer la voie de l’intégration, nous avions choisi un lycée (Le Loquidy) mais malgré la volonté des enseignants, l’engagement de la direction et le dialogue avec le SSEFIS, tout était bloqué si Vincent ne comprenait rien à ce qui se disait en cours !

Découverte du langage parlé complété - LPC

Nous avons découvert le langage parlé complété (LPC) grâce à d’autres parents quand Vincent avait deux ans. Toute la famille le pratique, encore aujourd’hui. Depuis toujours Vincent avait eu des codeuses en classe, même en maternelle où les institutrices s’y étaient mises.

Au début c’étaient des mamans de l’association qui se relayaient et petit à petit elles ont passé le diplôme LPC. Puis l’association de Caen, l’ANPEDA, sous l’excellente impulsion d’Annie et Jean Marc Boroy, avait mis en place un véritable réseau avec des salariées sur tout le département de la Basse Normandie.

C’est d’ailleurs mon mari Michel qui s’occupait des finances à cette époque. A Rennes, on nous avait promis de continuer mais c’était de la poudre aux yeux: les malentendants étaient regroupés et avaient juste des reprises de cours. Nous étions donc vigilants et bien conscients du problème, d’autant plus qu’à quinze ans les risques de fermeture, de repli et de refus sont grands.

Je crois que les difficultés psychologiques qui s’installent chez la plupart des adolescents proviennent en partie des malentendus dans la communication, la situation devenait critique si le LPC n’était plus utilisé qu’à la maison.

Nous avons demandé au chef de service de l’ARPLIES, Françoise Trimoreau Madec, avant même d’emménager à Nantes, de nous proposer quelqu’un qui accepterait de se former en LPC pour coder les cours. Une étudiante stagiaire, Julie Vincent, a été volontaire. Il était entendu qu’en l’absence de solutions institutionnelles, elle serait rétribuée directement par nous, mais que son statut serait reconnu aussi bien dans le service de suite que dans la salle des professeurs du lycée.

Coder en classes de lycée n’est pas donné à tout le monde: il faut des qualités de synthèse et un certain niveau de culture. Julie a appris très vite le code et commencé dès la rentrée.

Dès que les textes nous l’ont permis son travail a été considéré comme un « emploi-jeune ».

C’est aujourd’hui une professionnelle aux compétences reconnues.

 

Coder le LPC

le SSEFIS de l ‘ARPLIES dispose désormais de 2 postes de codeuses reconnus par la DDASS

Nous insistons sur la nécessité de relier tous les éléments entre eux: il ne s’agit pas d’intégration sauvage avec des moyens maison !

Tous les membres du SSEFIS oeuvraient dans le même but, le soutien en orthophonie a été d’une qualité remarquable.

Il était tout naturel que nous nous engagions dans la vie de l’association et que nous répondions présents. C’est d’ailleurs dans ce cadre que Vincent a mené une réflexion sur ses choix d’avenir: quitter la maison, continuer à Paris au lycée Morvan jusqu’au bac S, en vivant en foyer.

S’il est autonome aujourd’hui, cela s’est préparé dans ces années-là. Chaque situation est différente, mais nous pouvons témoigner de la possibilité pour un sourd profond de mener à bien sa formation humaine et scolaire.

Nous voulons aussi encourager les parents à partager ce qu’ils vivent : il est important que les enfants malentendants se rencontrent, en dehors des structures établies et que personne ne demeure isolé.

Il a été essentiel pour les frères et sœurs de voir vivre d’autres familles et d’apprendre à coder dans la bonne humeur en ayant la certitude qu’on peut agir.

 

 

Témoignage d'Anne-Marie, mère de Vincent

 
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